29 novembre 2022

Béni-Mellal-Khénifra a besoin de son ARIH

Ce ne sont pas seulement dans les régions de Casablanca-Settat et de Fez-Meknès où les unités d’hébergement touristique tardent à passer du cap AIH à celui d’ARIH, il demeure encore des retardataires comme à à Laayoune-Sakia Al Hamra et Beni-Mellal-Khénifra.

Pour Béni-Mellal, appelée à connaître des lendemains meilleurs, les professionnels n’ont pas le droit à ce que leur structuration régionale traîne encore, au vu de la carte écolo que la destination peut jouer pleinement, les sports du plein air, les randonnées, la chasse et la pêche sportives, le trekking et les séjours week-end et vacances pour la clientèle nationale.

Encore que le projet de réalisation d’une station touristique, menée par le CRI, l’implication ed près de l’ONMT pour promouvoir la région et l’accompagnement des professionnels, devraient normalement inciter les opérateurs du tourisme, particulièrement ceux de l’hébergement touristique à rallier le rang des ARIH du pays, pour une dynamique plutôt régionale que locale. Car, ne l’oublions pas, le potentiel naturel de Khénifra est unique et, à la fois, complémentaire de celui de Béni-Mellal. Une image d’ensemble pour un produit unique.

Encore que la région doit relever le défi en termes de capacités litières, de circuits nature et de montagne. En tout cas, les opérateurs locaux et les pouvoirs publics semblent déterminés à gagner le challenge avec le soutien promotionnel de l’Onmt qui l’a clairement démontré lorsque Adel El Fakir se rendit dans la région au début de cette année, notamment pour encourager le tourisme intérieur, vu que la région en a la vocation, d’autant plus desservie par autoroute.

Avantagée par son aspect montagneux et sa richesse végétale et aquatique, la destination est prolifique dans le segment tourisme de montagne, randonnées, trekking, sports de montagne, pêche sportive et tous les attraits du tourisme vert. La virginité de la plupart de ses sites naturels en fait l’un des maillons forts du tourisme de villégiature et de nature. D’accès maintenant facile avec l’autoroute, elle est prédestinée à recevoir un flux de touristes important, surtout au niveau national.

Son architecture naturelle qui puise son essence même de l’environnement, rend complexe sa dotation en infrastructures d’hébergement de masse qui ne peut qu’entamer sa richesse environnementale.

Cela n’empêche que plusieurs projets d’envergure sont dans le pipe du développement touristique de la région. Avec, toutefois, une mise en valeur prudente du trésor vert, désormais, sur les chapeaux de roue…

La région regorge de potentialités touristiques non négligeables sur le plan national. Aussi, ce trésor a t-il grand besoin d’une approche de développement globale et intégrée pouvant donner naissance à des projets d’investissements productifs. Elle recèle d’autres sites historiques et un patrimoine culturel enraciné dans la nuit des temps comme les rivières, les barrages, les sources, les forêts, les cascades d’Ouzoud, le lac Bin El Ouidane…

La Région recèle des richesses touristiques à promouvoir et préserver une fois pour toutes. Fort heureusement, il existe, pour l’heure, des projets structurants déjà réalisés ou en cours de concrétisation dans la région. Autorités, élus et professionnels sont tenus d’aller de l’avant.

Rien que dans les provinces de  Béni-Mellal, Fkih Ben Salah et Azilal, qui sont situées au sein du site du Haut Atlas, on gagnerait à mettre en valeur la diversité des sites naturels, la culture et les traditions des populations locales ainsi que la possibilité de présenter aux touristes une expérience authentique à vivre.

Grâce à sa situation géographique privilégiée, à mi-chemin entre Fès et Marrakech, Béni Mellal est devenue une ville-escale pour les touristes. Les atouts naturels de cette région s’adressent à tous les passionnés de montagne et les amateurs du tourisme d’aventure.

Les cascades d’Ouzoud, de plus de 110 m de hauteur, à 124 km au sud-ouest de Béni Mellal et à 150 km de Marrakech sont considérées comme les plus belles du Maroc et représentent l’un des lieux le plus remarquable de du moyen Atlas. A visiter aussi Ouaouizaght pour admirer les rochers de Tilouguite.

A visiter aussi: Aïn Asserdoun et Borj de Râs el Aïn d’où on peut avoir une vue splendide sur la plaine de Béni Mellal. Champs d’oliviers et de vergers se succèdent jusqu’à perte de vue. Le circuit des environs de la ville de Béni-Mellal qu’il ne faudra pas rater également est constitué des localités à quelque 40 km de la cité d’Aïn Asserdoun, avec son magnifique site touristique de Taghbalout, Aïn Aïcha et Aïn Ghazi. Autre lieu à voir, le barrage de Bin el Ouidane, le plus grand du Maroc, construit en 1955, a permis de développer considérablement les cultures dans cette région du Maroc et il fournit aussi en énergie une grande partie du centre du Maroc. Mais le visiteur peut également contempler ces eaux sans aller sur place. A Béni-Mellal, en prenant la route qui passe par Ouled M’Barek et le sommet, on a des vues splendides sur le barrage. Son lac est situé à une soixantaine de kilomètres au sud-ouest de Béni-Mellal en direction des cascades d’Ouzoud.

Autre ville historique à visiter dans cette région, Tadla fondée en 1687 par le sultan Moulay Ismaïl. Sa citadelle est l’une des plus importantes du Maroc. Pendant le protectorat, les Français ont transformé cette cité en garnison militaire abritant deux mosquées. L’une d’elles garde le style almohade caractérisé par une forme de losange sur le minaret. L’autre mosquée quant à elle porte une architecture sahélienne avec des piquets en bois sortant du grand minaret. Autre monument important de la ville, le pont à 10 arches qui traverse le fleuve Oum er-Rbia, construit également par le Sultan Moulay Ismaïl. Pour pouvoir bien profiter de la belle vue sur le casbah de cette ville, le visiteur doit se rendre vers le Sud de la cité, sur le petit promontoire dominé par un monument austère, avec quatre lames en béton parallèles se dressant vers le ciel. Ce monument a été construit à la mémoire de quatre héros de la résistance.

D’autre part, à l’instar de Marrakech, khénifra est une «ville verte-rouge» avec différentes casbahs et un vieux pont traversant l’Oum er-Rbia.

En fait, un énorme trésor. Mais l’enjeu pour la région est de se positionner en tant que destination phare de l’écotourisme et du développement durable tout en mettant en avant une dimension complémentaire en rapport avec son riche patrimoine culturel.

Une richesse qui prédispose l’investissement hôtelier à connaître une nouvelle dynamique, eu égard notamment aux tendances qui s’affirment de plus en plus en termes de structures d’hébergement respectant la nature ou dotées de systèmes préservant l’environnement et les prestations écolos. Une ARIH serait, dans ce contexte, la bienvenue pour piloter cette dynamique dans toute la région…

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