1 décembre 2022

La FNTT-Cgem en réunion co-constructive avec la CNT

Semaine chargée pour le président de la CNT Hamid Bentahar dans sa série de rencontres avec les fédérations de métiers. Pas moins de 5 corporations étaient au rendez-vous pour l’heure de vérité. Mardi 16 novembre, c’étaient la FLASCAM et la FMAC. Hier mercredi 17 novembre, c’était au tour de la FNTT-Cgem, la FNR et la Fédération nationale des guides de tourisme au Maroc.
Successivement, les présidents des fédérations de métiers avaient visiblement cherché la concordance de leurs objectifs avec la feuille de route de la CNT pour une action commune, concertée, pragmatique et réaliste. Objectif : anticiper sur ces moments difficiles pour la profession.
Sans doute, les plus impactés des 3 corps de métiers rencontrés ce mercredi pour l’instant sont les professionnels du transport touristique et les guides du tourisme, car tous deux dépendent nativement des touristes étrangers. Des deux, ce sont les transporteurs touristiques qui risquent gros: flotte à l’arrêt, saisie de véhicules faute de paiement des échéances, mises en demeure à la pelle, surendettements, etc. Une impasse qui ne freine pas pour autant l’ambition de la FNTT-Cgem d’imaginer un plan d’action, une vision 2025 réaliste, exposée d’ailleurs au Président de la CNT résolument attentionné et disposé à prendre leur voix comme pour les autres métiers.

De g à dr : Azzeddine Skalli (Président Délégué de la FNTT-Cgem), Rachid Bouamara (Nouveau Président de la FNTT-Cgem) et Hamid Bentahar (Président de la CNT)


La situation difficile des transporteurs touristiques les porte à s’interroger sur l’utilité des différentes mesures prioritaires du CVE. Mêmes craintes exprimées s’il y a reprise, avec des entreprises fantômes d’elles mêmes, sans cash flow et d’improbables nouveaux crédits pour remettre les véhicules en état de marche. Pour rappel, la FNTT-Cgem a déjà alerté les autorités, ministères, sociétés de crédits et partenaires. Ne reste que l’Alerte Rouge, sachant que le secteur a certainement perdu 60% des 11.000 véhicules agréés fin 2019. Le reste de la flotte doit reconstruire son capital tout seul et sans aucune aide?
Devant ce constat dantesque, la FNTT-Cgem a dévoilé au Président de la CNT, ses propositions au Gouvernement pour sortir, tant soit peu, du bourbier : D’abord, la suspension de toutes les procédures de mise en demeure, poursuites judiciaires, saisie des véhicules, enclenchées par les organismes de crédit. Ensuite, différer le remboursement des échéances de crédit jusqu’au 30 juin 2022. Aussi, la mise en place d’un dispositif de reprofilage des échéances de crédit accumulées supporté par une garantie de l’Etat en contrepartie d’une exonération des intérêts intercalaires et différents frais correspondants à toute la période de crise.,assortie de l’annulation de toutes taxes et impôts émis durant la période de crise. Elle préconise également des mesures de soutien d’ordre fiscal et social pour accompagner la reprise du secteur, tout en appelant les compagnies d’assurance à consentir un effort financier, vu l’immobilisation prolongée des véhicules.
De l’avis des présidents des fédérations de métiers présents, la rencontre avec Hamid Bentahar était très satisfaisante, marquée par beaucoup d’écoute, d’implication effective et de volonté de bâtir ensemble, main dans la main, dans une logique de co-construction responsable…

Read Previous

La nouvelle campagne french de Sofitel

Read Next

Easyjet boude le Maroc. A qui le tour ?

Leave a Reply

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Most Popular