8 décembre 2022

La qualité, d’accord ! Mais à quel prix ?

Récemment et pour accompagner la reprise sous de meilleurs auspices, croit-on savoir, Mme la ministre du Tourisme a cru bon d’inciter les professionnels à redoubler de vigilance en veillant sur la qualité du service et du produit, juste après l’entame de l’opération des subventions accordées par l’Etat aux structures d’hébergement touristique. Soit !

Il est heureux de constater que les entreprises touristiques sont en permanence constante d’inscription dans le registre de la qualité, surtout pendant la période de Covid, malgré un business zéro : mise à niveau des structures, perfectionnement des ressources humaines par de la formation continue innovante et adaptée aux mutations touristiques internationales, en plus des mesures d’hygiène sanitaires au point qu’elles sont devenues expertes en la matière, en cumulant les certificats de conformité et la disponibilité à profusion des produits sanitaires à tous les étages, etc. Il y a même des labels de qualité récompensant les unités tous services confondus, même sur le niveau environnemental. Mieux : pour amener les collaborateurs à être plus compétitifs dans leur service, les entreprises touristiques ont l’habitude de récompenser régulièrement les plus méritants dans le cadre des initiatives internes de « Meilleur employé du mois » ou « Meilleur employé de l’année », etc. Donc, aucun souci à se faire à ce sujet.

Cependant, quand on dit qualité, il y a obligation de textes de lois et de décrets d’application pour contrôle, dissuasion ou carrément sanction des faillants.

Or, à notre connaissance, le nouveau programme de classement des hôtels, par exemple, n’a toujours pas de décret d’application, bien que ledit programme soit soumis au ministère du Tourisme il y a quelques années de cela. Normalement, quand on dit qualité c’est par rapport à quoi ? Prestations de quelle catégorie Normalement, quand on dit qualité, c’est par rapport à quoi ? Prestations de quelle catégorie d’hôtel selon quel critère de qualité pour être appliqué sur une appréciation afin de juger la conformité ou non-conformité ? Même les délégués du Tourisme ont les mains liés pour agir, faute d’un décret d’application les autorisant à s’acquitter de leur mission de classement. En effet, en l’absence de textes juridiques, ils sont amenés malgré eux à agir à l’ancienne, alors que le discours officiel prône la qualité en désarmant les concernés des outils juridiques conditionnant leurs démarches à ce sujet…

La qualité, c’est aussi la formation des équipes pour être plus performeuses. C’est indéniable : une entreprise qui se prétend de la qualité doit avoir les ressources humaines qui le soient autant. Cependant, nous apprenons que les budgets alloués aux GIACs sont toujours bloqués et certains craignent qu’ils soient, contre toute attente, réorientés vers l’OFPPT. La rumeur devient plus persistante vu le retard mis dans la réaction de l’administration concernée pour déblocage après deux années d’attente. Rien ne filtre ni de la part du ministère du Travail ni non plus de la part de la CGEM.

On nage en plein mystère.

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