8 décembre 2022

La mobilité aérienne interafricaine au cœur des débats de la 3ème édition de l’Africa Place Marketing

La 3ème édition de l’Africa Place Marketing est certainement l’un des rendez-vous majeurs de l’événementiel à Casablanca, dont l’objectif est de contribuer à déblayer les chantiers de développement économique interafricain, notamment dans le domaine touristique à travers la programmation, durant la 2ème journée du forum (30 novembre) de la thématique : «La  mobilité Continentale; un levier majeur pour le développement des territoires touristiques africains ». Une rencontre co-organisée avec le CRT Casablanca-Settat, elle soulève l’un des leviers de croissance les plus importants dans la connexion des destinations africaines entre elles susceptible de générer de la croissance dans les territoires… En effet, le niveau actuel de connectivité entre les destinations devrait impérativement être à l’ordre du jour dans les plans de développement des gouvernements africains, avec des liaisons aériennes améliorées et l’harmonisation des protocoles de voyage identifiée comme un moyen efficace de stimuler le tourisme régional puis continental.

Il est clair que le continent est uni dans sa détermination à utiliser le pouvoir du tourisme pour stimuler le développement et les opportunités pour tous. Et avec une coordination et des investissements ciblés, le tourisme africain peut enfin réaliser son potentiel unique mais à la seule condition de favoriser la mobilité aérienne. Bien sûr, cette ambition ne peut aboutir que via l’engagement à encourager une plus grande coopération entre les autorités touristiques et prestataires de transport aérien.

Actuellement, le continent totalise une population totale de plus de 800 millions d’habitants, représentant 61% de la population du continent africain et 89% du marché du transport aérien intra-africain ayant ouvert leurs marchés les uns aux autres, en supprimant les restrictions en termes de fréquence, de capacité et en s’accordant mutuellement des droits de trafic, ce qui permettra certainement la connectivité des transports intra-africains tout en en soutenant l’amélioration du commerce et du tourisme.

L’Afrique est au cœur de l’actualité et le Maroc fait du développement interafricain l’un des axes prioritaires de sa stratégie continentale de développement, d’échange et de solidarité interafricaine dans tous les domaines économiques, sociaux, culturels et politiques. C’est le coeur challenger du monde au sang nouveau, qui bat pour un avenir meilleur. Malgré la décélération de la croissance mondiale causée par la guerre en Ukraine et les foyers de tension observés un peu partout dans le monde, l’Afrique peut se concentrer sur ses choix touristiques en donnant la primeur à la connectivité aérienne.

Au milieu de cette mouvance mondiale, le Maroc n’a pas démérité en exportant son expertise et son ingénierie touristique au profit de pays africains dont la croissance touristique ne cesse de grimper, comme la Côte d’Ivoire par exemple. Un positionnement privilégié conforté par la signature de plusieurs partenariats de coopération touristique.

Cette dynamique a même porté les opérateurs touristiques privés, dans le cadre de leurs associations, à consolider cet échange d’expertise par des unions associatives africaines tel la Fisavet par exemple. L’Afrique a de ces formidables atouts, connus et méconnus, qu’elle est présente partout au Maroc : semaines culturelles, semaines thématiques dans les hôtels, grandes rencontres intellectuelles, scientifiques et économiques, arts, cinéma, jeunesse, etc. Tous les champs se trouvent investis de toutes parts.

Mais encore ! Reste du chemin à faire pour le continent, en en perfectionnant également les outils de financement des projets d’infrastructure touristique. Dans ce sens, le portefeuille de projets de la Banque africaine de développement (BAD) au Maroc s’établit à 3 milliards d’euros, dont plus de 70 % sont alloués aux infrastructures, dont 21,2% alloués au transport. On peut s’en féliciter quand même. Mais faudra t-il encore plus d’implication de la BAD dans le secteur africain du tourisme et des voyages qui, une fois plus nourri, peut contribuer à une transformation socio-économique véritable et équitable du continent, avec des investissements également soutenus dans les infrastructures touristiques comme les ports, aéroports, la promouvoir les industries culturelles et créatives, à l’instar de la mode, la gastronomie, des arts culinaires et du cinéma, entre autres.

Aussi, des ambitions bienheureuses sont même à l’ordre du jour mais demeurent toujours au stade des bonnes intentions : création d’un passeport africain permettant une interconnexion des voyages, favorisant par là, et par la même occasion, la croissance d’un tourisme inclusif interafricain.

Mais comment assurer cette croissance interafricaine dans la continuité ? Quels sont les outils de son fonctionnement et de sa pérennité ?

Reste à souligner que la compétitivité de compagnies africaines à la naissance pourtant jeune par rapport à la RAM, devient tentaculaire et commence à lui donner du fil à retordre, par vla conquête de nouveaux territoires, telle Ethiopian Airlines, devenue leader sur le continent noir, par la multiplication de ses partenariats, une compagnie tournée vers ses clients et les besoins du marché, pas autre chose. Des questionnements qui nous interpellent et qui peuvent faire partie dans le débat de la 2ème journée de l’Africa Place Marketing (29-30 novembre au Sofitel Casablanca Tour Blanche).

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