En accueillant pour la première fois de son histoire le Sommet IAAPA, du 19 au 21 janvier 2026 à Marrakech, s’ajoute un grand événement international à l’agenda marocain du MICE et congrès d’envergure. De la sorte, il envoie un message tout assumé d’une destination qui entend désormais organiser, industrialiser et financer l’économie du loisir dans sa compétitivité touristique.
Co-organisé par la Société Marocaine d’Ingénierie Touristique et l’IAAPA, organisation mondiale de référence des industries du divertissement et des attractions, le sommet de Marrakech réunit plus de 150 décideurs, opérateurs et investisseurs internationaux issus de plus de 100 pays. Ce que l’on peut remarquer d’emblée, c’est la nature même du public réuni qui mérite vraiment l’attention : concepteurs de parcs à thème, développeurs de resorts intégrés, opérateurs de centres indoor, investisseurs spécialisés dans les expériences immersives ou culturelles. Autrement dit, les acteurs qui, partout dans le monde, transforment la destination touristique en destination d’expériences.
Dans son intervention inaugurale, la ministre du Tourisme Fatim-Zahra Ammor replace le sommet dans un contexte de performance historique : près de 20 millions de touristes accueillis en 2025, un record absolu, et une exposition internationale renforcée par l’organisation réussie de la Coupe d’Afrique des Nations.
Mais comment augmenter la durée de séjour, la dépense quotidienne et la diversification des expériences proposées aux visiteurs ?
Le rôle de la SMIT, mis en avant à travers l’intervention de son Directeur Général, Imad Barrakad, est capital, quand on sait que la société, en plus de son rôle de facilitateur foncier ou technique, devient interface stratégique entre projets structurants et capitaux internationaux.
La déclaration de Peter Van Der Schans, Vice-Président et Directeur Exécutif IAAPA EMEA, éclaire un point souvent sous-estimé : la lisibilité institutionnelle du Maroc. Cadre réglementaire stabilisé, infrastructures modernes, charte de l’investissement compétitive, capacité démontrée à accueillir des événements mondiaux .
Dans un secteur où les investissements sont lourds, amortis sur le long terme et sensibles à la stabilité, ces éléments font la différence. Le Maroc est, à ce niveau, une destination régionale crédible pour le développement des loisirs en Afrique et dans la région MENA.
L’un des apports les plus structurants de la stratégie marocaine réside d’ailleurs dans l’articulation entre loisirs et territoires. Culture, désert, montagne, littoral, bien-être, sports, patrimoine immatériel : la diversité géographique du Royaume permet de concevoir des filières de loisirs différenciées, adaptées aux spécificités régionales et non duplicables mécaniquement.
Plus qu’un sommet, Marrakech aura accueilli un moment de bascule : celui où le tourisme marocain assume pleinement sa transformation en économie d’expériences globales, structurées et compétitives.



