Entre le 8 et le 18 décembre 2025, les aéroports marocains ont, selon un communiqué de l’ONDA, accueilli 868.287 passagers internationaux, soit une progression de +10,7 % par rapport à la même période de 2024, pour 7.327 mouvements aériens (+13 %). La journée du 18 décembre constitue un record absolu. Ces données, communiquées officiellement à la veille de la Coupe d’Afrique des Nations 2025, décrivent un moment de tension maximale du système aéroportuaire national, maîtrisé dans un laps de temps court et à forte visibilité internationale.
L’intérêt de ces chiffres réside dans leur temporalité, leur concentration géographique et leur lien direct avec un événement sportif continental, ce qui permet d’en faire un indicateur opérationnel crédible de préparation.
Les flux enregistrés s’étalent sur onze jours, dont plusieurs correspondent à des arrivées synchronisées de délégations, d’équipes techniques, de supporters et de médias. Cette concentration rend la performance significative d’absorber près de 870.000 passagers sur une fenêtre aussi courte suppose une capacité réelle de traitement simultané, notamment aux frontières et aux zones de contrôle.
Les six aéroports des villes hôtes ont été directement concernés. Casablanca Mohammed V concentre 292.221 passagers, soit 33,7 % du trafic total, confirmant son rôle de hub national et de point d’entrée principal du Royaume. Marrakech et Agadir jouent pleinement leur rôle de plateformes touristiques, tandis que Tanger, Rabat et Fez s’inscrivent dans une logique de complémentarité territoriale plutôt que de simple délestage.
L’élément principal de cette séquence est la mobilisation coordonnée de l’ensemble de la chaîne aéroportuaire : ONDA, ministère de l’Intérieur, DGSN, Douanes, Transport et Logistique. Ce qui conditionne concrètement les délais de passage, la gestion des files, la synchronisation des contrôles et la continuité des opérations sur des amplitudes horaires étendues.
La hausse de +13 % des mouvements aériens, supérieure à celle du nombre de passagers, indique une densification du trafic plutôt qu’un simple remplissage accru des appareils. Ce qui permet une gestion fine des créneaux, des stationnements avions et des rotations au sol, dans un contexte où toute désorganisation aurait été immédiatement visible.
La portée de ces records d’arrivées tient au fait qu’ils interviennent avant même le coup d’envoi de la CAN 2025, dans une phase où les flux sont massifs mais encore hétérogènes. Ils fournissent ainsi un indicateur fiable de la capacité du système à encaisser la montée en charge progressive de l’événement.
En ce sens, les chiffres publiés témoignent d’une robustesse opérationnelle du système aéroportuaire marocain qui a absorbé un choc réel et anticipé, sans rupture apparente.
La séquence de décembre 2025 offre un référentiel concret pour les prochaines échéances internationales.
À ce stade, les données disponibles décrivent moins un exploit isolé qu’une capacité démontrée. C’est précisément cette capacité, observée sous contrainte réelle, qui donne aux chiffres leur valeur analytique et non leur simple pouvoir de communication.





