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Casablanca remet en avant son nouveau terminal de croisières

Casablanca a accueilli récemment une délégation de la Chambre des conseillers, accompagnée de responsables de haut niveau ainsi que du directeur général de l’Agence Nationale des Ports (ANP), pour une visite du nouveau terminal de croisières de la métropole. Cette séquence institutionnelle a permis de mettre en perspective l’évolution des infrastructures portuaires dédiées à l’accueil des paquebots de croisière et d’examiner les leviers de développement d’un segment touristique en pleine recomposition à l’échelle mondiale.

En plus de la découverte des installations, cette visite a servi de cadre à des échanges sur les ambitions portées par l’ANP en matière de tourisme de croisière, dans un contexte où les grandes compagnies internationales redéfinissent leurs itinéraires en Méditerranée occidentale, en Atlantique et sur les routes reliant l’Europe, l’Afrique et les îles de l’Atlantique.

Situé au cœur du front portuaire de Casablanca, le nouveau terminal s’inscrit dans une dynamique plus large de modernisation de l’infrastructure portuaire nationale. Son positionnement présente une particularité rare dans l’industrie de la croisière : permettre aux passagers d’accéder rapidement au centre-ville, aux sites patrimoniaux, aux quartiers d’affaires, aux équipements culturels ainsi qu’aux principaux axes de transport, sans nécessiter de longs transferts terrestres.

Les responsables présents ont notamment souligné le rôle de Casablanca dans l’écosystème national des croisières. Si des ports comme Tanger, Agadir ou encore certains ports méditerranéens attirent une clientèle en quête de patrimoine ou de paysages naturels, Casablanca se distingue par son statut de métropole économique, son offre culturelle en diversification et sa capacité à servir de porte d’entrée vers plusieurs destinations emblématiques du Royaume.

Inutile de rappeler que chaque escale génère une activité économique qui bénéficie à de nombreux acteurs locaux : guides touristiques, transporteurs, restaurateurs, artisans, commerçants, opérateurs d’excursions et prestataires de services portuaires. Dans les grands ports internationaux, les retombées de la croisière sont aujourd’hui évaluées selon leur capacité à irriguer l’économie urbaine bien au-delà de l’enceinte portuaire.

Cette visite a également permis d’aborder les perspectives de croissance du marché mondial de la croisière. Après les profondes perturbations enregistrées au début de la décennie, le secteur connaît un rebond significatif porté par l’arrivée de nouveaux navires, l’élargissement des bassins de clientèle et l’émergence de nouvelles routes maritimes. Dans ce contexte, le Maroc cherche à renforcer sa présence sur les circuits internationaux en consolidant la qualité de ses infrastructures et la fluidité de l’accueil des passagers.

Casablanca bénéficie en effet d’une situation à l’intersection des flux maritimes reliant l’Europe du Sud, la façade atlantique africaine et les archipels de l’Atlantique. Cette configuration lui confère un potentiel important pour capter davantage d’escales, mais également pour encourager des séjours plus longs générateurs de retombées économiques supérieures.

À travers cette visite institutionnelle, les responsables ont ainsi mis en lumière une ambition qui dépasse la seule dimension infrastructurelle : faire du port de Casablanca un point d’ancrage majeur du tourisme de croisière au Maroc, tout en renforçant l’intégration entre développement portuaire, attractivité urbaine et création de valeur pour l’économie locale.

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