Chers professionnels du tourisme!
À la fin de 2025, le tourisme marocain n’a plus besoin de formules rassurantes ni d’enthousiasmes convenus. Il mérite mieux : un regard honnête, attentif aux faits, respectueux des efforts consentis et conscient des défis à relever en 2026.
L’année qui s’achève a, certes, été l’année des bons résultats, une année de prouesses, faut-il admettre. Elle a mis en lumière ce qui fonctionne réellement, ce qui résiste encore et ce qui, au contraire, s’essouffle dès que les indicateurs cessent d’être favorables. Mais quand même, 2025 reste une bonne année touristique…
En 2025, le Maroc a confirmé son attractivité, mais surtout sa diversité d’offres territoriales. Certaines destinations ont consolidé leur position grâce à une vision claire, une offre lisible et une chaîne de valeur relativement cohérente. D’autres ont progressé en surface, sans toujours renforcer leurs fondations. Cette différence en dit beaucoup sur la maturité réelle des modèles adoptés.
Le mérite des opérateurs privés est indéniable. Beaucoup ont travaillé dans un contexte où les coûts ont augmenté plus vite que les marges, où les attentes des clientèles se sont sophistiquées et où la pénurie de compétences est devenue hantise. Malgré cela, des investissements ont été maintenus, des produits ont été rééquilibrés, des expériences ont été affinées…
Le secteur public, quant à lui, a amorcé des inflexions notables. La connectivité aérienne a continué de jouer son rôle moteur, l’ingénierie touristique commence à être mieux intégrée dans certains projets, et la notion de durabilité, longtemps cantonnée au discours, trouve peu à peu des traductions opérationnelles. Tout n’est pas abouti, loin s’en faut, mais le débat s’est élevé, et c’est déjà un progrès.
L’un des enseignements majeurs de 2025 restera cependant ailleurs que le tourisme marocain avance désormais à la vitesse de ses femmes et de ses hommes. La question des compétences, des conditions de travail, de la transmission des savoir-faire et de la reconnaissance des métiers n’est plus périphérique. Elle est centrale. Les établissements et territoires qui l’ont compris ne sont pas forcément ceux qui font le plus de bruit, mais ce sont souvent ceux qui tiennent le mieux dans la durée.
À la veille imminente de 2026, nos vœux ne se veulent ni abstraits ni complaisants.
Bien sûr, nous souhaitons au tourisme marocain et se acteurs une année de choix assumés, même lorsqu’ils impliquent de renoncer au court terme.
Une année de qualité réelle et non simplement revendiquée.
Une année où chaque dirham investi, qu’il soit public ou privé, sera consenti en termes d’impact réel, pas d’effet d’annonce ou de bonne volonté inaboutie.
Une année où les territoires mal en point seront considérés hors de leur appréhension de décors clichés, mais honorés comme des systèmes vivants à préserver et à structurer à une seule vitesse et pas à deux vitesses.
Enfin, Prémium Travel News formule un vœu plus discret mais essentiel. Que 2026 soit l’année où le tourisme marocain parlera moins de lui-même et écoutera davantage ses visiteurs, ses salariés, ses partenaires locaux et ses signaux faibles. C’est souvent là que naissent les vraies avancées.
Très bonne fin d’année 2026 à celles et ceux qui font le tourisme marocain loin des raccourcis, avec exigence, courage et sens du réel. Aux femmes et aux hommes du tourisme marocain, dans toute la diversité de leurs métiers et de leurs responsabilités
Nos vœux s’adressent d’abord aux hôteliers, aux résidences touristiques, aux maisons d’hôtes et aux écolodges, représentés notamment par la Fédération Nationale de l’Industrie Hôtelière (FNIH). Ils s’adressent également aux agences de voyages, tour-opérateurs, DMC, organisateurs de voyages sur mesure, opérateurs MICE et professionnels du réceptif, fédérés au sein de la FNAVM, de MTMC et de leurs structures régionales. Ce message s’adresse aussi aux guides de tourisme, accompagnateurs, interprètes du patrimoine, aux transporteurs touristiques, aux loueurs de véhicules, aux chauffeurs professionnels, aux acteurs de la mobilité touristique, ainsi qu’aux professionnels du transport aérien et de la connectivité, sans lesquels aucun territoire ne peut réellement émerger ni se maintenir dans la durée.
Egalement aux restaurateurs, traiteurs, chefs, brigades de cuisine, professionnels de la gastronomie marocaine et contemporaine, qui ont porté en 2025 une part essentielle de l’expérience vécue par nos visiteurs. Nos vœux vont également aux artisans, coopératives, acteurs de l’économie locale, animateurs culturels, gestionnaires de sites patrimoniaux, organisateurs d’événements, professionnels du bien-être, acteurs du tourisme rural, de montagne, du désert et du littoral…
Ils s’adressent enfin aux institutions, fédérations de métiers du tourisme, associations professionnelles, CNT, CRTs, délégations régionales du tourisme, investisseurs, ingénieurs touristiques, gestionnaires de projets, ISITT, formateurs et établissements de formation, publics comme privés.
Bref, très bonne fin d’année 2025 à toutes celles et ceux qui font le tourisme marocain au quotidien dans les hôtels, sur les routes et dans les cuisines, dans les bureaux et sur les sites, avec professionnalisme, résilience et une foi intacte dans le potentiel de notre pays.





