En 2026, le Maroc progresse plus et change de nature. Avec 75 hôtels en développement et 10 606 chambres, le Royaume se palce 2ᵉ marché hôtelier le plus actif du continent, loin devant ses poursuivants mais encore à distance de l’Égypte, qui domine avec 185 projets. Ce classement est l’image d’une concentration extrême du pipeline africain, où une poignée de pays capte près de 80% des investissements hôteliers.
Certes, le pipeline hôtelier africain atteint un niveau record avec plus de 123 000 chambres en développement, mais il ne se diffuse pas. Il se concentre. Égypte et Maroc forment un binôme dominant, captant une part disproportionnée des flux d’investissements.
Cette concentration répond à une logique industrielle de stabilité macroéconomique, de connectivité aérienne et portuaire et d’une capacité à absorber des marques internationales.
Les grandes chaînes mondiales, telles Marriott, Hilton, Accor, Radisson ou IHG s’accaparent désormais de plus de 70% du pipeline africain. Or, elles privilégient des marchés capables d’offrir non seulement des emplacements, mais des écosystèmes opérationnels complets. Le Maroc est précisément en train de cocher cette case.
Ce qui distingue aujourd’hui le Maroc, c’est plutôt la qualité d’intégration.
L’expansion annoncée des géants hôteliers, avec des ouvertures programmées, notamment à Casablanca ou dans les hubs touristiques, confirme que le Royaume devient un terrain d’ancrage stratégique serein.
A côté de cela, il est utile de noter une montée en gamme des actifs (lifestyle, resorts hybrides, branded residences), une diversification géographique (hors Marrakech et Agadir) et une hybridation entre tourisme, business travel et événements internationaux.
Autrement dit, le Maroc ne vend plus seulement des nuitées. Il organise des flux.
Toutefois, aujourd’hui encore, une part significative de la valeur générée par ces investissements reste captée en amont ou en aval par souvent de l’ingénierie importée, du management sous franchise internationale et des standards opérationnels exogènes.





