S’TOURS DMC vient d’obtenir la certification internationale Biosphere Sustainable, devenant le premier DMC marocain à décrocher cette reconnaissance.
A noter, surtout, que la certification Biosphere n’est ni un simple label marketing, ni une adhésion symbolique, du moment qu’elle repose sur un audit externe indépendant et sur des critères alignés avec les 17 objectifs de développement durable des Nations unies, à savoir la gestion des ressources, l’impact environnemental, l’inclusion sociale, la valorisation culturelle, les achats responsables, la qualité de l’emploi et la gouvernance.

Pour une entreprise de destination management, le sujet compte énormément. Un DMC agit dans les coulisses du voyage choisit les hébergements, sélectionne les prestataires, construit les itinéraires, organise les transferts, les visites, les expériences culinaires et les événements. Autrement dit, il détermine concrètement où va l’argent du tourisme, qui en bénéficie et quel type de territoire est encouragé.
C’est précisément sur ce terrain que S’TOURS s’emploie à se distinguer. L’entreprise affirme avoir peaufiné sa stratégie autour de trois axes réunis avec cohérence dans le tourisme marocain : l’ancrage local, la préservation du patrimoine et la qualité de l’emploi.
Premier axe : l’économie de proximité. Là où une grande partie de l’offre touristique continue de fonctionner avec des circuits d’approvisionnement standardisés, parfois importés, S’TOURS revendique une logique de « kilomètre zéro ». Cela signifie privilégier les producteurs locaux, les circuits courts, l’agriculture de proximité et les artisans du territoire. Avec ce choix se joue une conduite selon laquelle, dans le tourisme, la richesse produite fuit souvent vers les grands groupes et les centrales d’achat. En orientant ses programmes vers des fermes locales, des tables issues du terroir, des coopératives ou des fournisseurs régionaux, une partie plus importante de la dépense touristique reste dans les territoires marocains.
Dans un pays où certaines régions accueillent des visiteurs sans toujours bénéficier réellement des retombées économiques, cette approche peut changer la nature même de la chaîne de valeur. Un circuit dans la vallée de l’Ourika ou dans le sud marocain n’a pas le même impact selon qu’il s’appuie sur une logistique importée ou sur des producteurs, guides, transporteurs et artisans du cru.
Deuxième axe : la protection du patrimoine culturel et naturel. La certification Biosphere exige que les expériences proposées ne se contentent pas de « consommer » les lieux, mais participent à leur transmission. Cela implique de limiter les activités à forte empreinte, de réduire l’usage du plastique, de favoriser des modes de mobilité plus responsables et de mettre en avant les traditions, les savoir-faire et les paysages sans les folkloriser. L’audit de Biosphere relève notamment chez S’TOURS des actions autour de la réduction des plastiques, de projets environnementaux et de la mise en valeur du patrimoine local.
Dans le contexte marocain, cet enjeu est particulièrement sensible. Le succès touristique du pays repose en grande partie sur des ressources fragiles : médinas historiques, oasis, villages de montagne, littoraux, artisanat, gastronomie, patrimoine immatériel. Or, plus la fréquentation augmente, plus le risque de standardisation est élevé. Les mêmes menus, les mêmes décors, les mêmes expériences formatées finissent par vider les destinations de leur singularité. La certification obtenue par S’TOURS envoie donc un signal intéressant : la compétitivité touristique du Maroc ne passera plus uniquement par le volume ou les prix, mais par la capacité à préserver ce qui rend le pays irremplaçable.
Troisième axe enfin : la question sociale, souvent absente des discours sur le tourisme durable. S’TOURS met en avant des recrutements locaux, une politique de formation continue et la promotion d’emplois qualifiés. Là encore, la certification Biosphere ne s’arrête pas à l’environnement, puisqu’elle intègre aussi la qualité des conditions de travail, l’égalité des chances, l’inclusion et le développement des compétences. L’audit externe mentionne notamment le soutien à l’emploi local, la formation du personnel et la création d’emplois de meilleure qualité.
En devenant le premier DMC marocain certifié Biosphere, S’TOURS pose un précédent. Et dans un secteur où les labels sont nombreux mais les preuves encore rares, ce précédent compte. Parce qu’il oblige désormais les autres acteurs du tourisme marocain à sortir du discours pour entrer, eux aussi, dans la démonstration.





