1ère édition d’Afric’Artech sous le thème « Augmented Humanity: Africa at the Crossroads of Arts & Technology ».
29 & 30 janvier 2026 à l’espace Sacré Coeur. Parc de la Ligue Arabe, Casablanca.
L’originalité de cette première édition d’Africartech réside d’abord dans son refus du flou. En effet, le programme articule avec précision les grands piliers de la transformation africaine, mettant en avant la mobilité intelligente, la digitalisation des services, la transition énergétique, la fintech appliquée et l’industrialisation technologique locale.
Chaque thématique est abordée dans son aspect de chaîne de valeur complète :
-identification des besoins réels des territoires,
-présentation de solutions africaines existantes,
-mise en relation avec des investisseurs et partenaires industriels,
-réflexion sur les cadres réglementaires et l’exportabilité des modèles.
Normal, ce choix méthodologique traduit cette ambition afro-africaine rare de faire d’Africartech un adducteur de décisions, plus qu’un simple espace de visibilité.
Le programme accorde une place centrale à la mobilité et aux villes intelligentes parce que ces secteurs concentrent plusieurs défis africains simultanés : urbanisation rapide, pression environnementale, emploi des jeunes et souveraineté technologique.
Africartech met en avant des solutions concrètes par des plateformes de gestion intelligente du transport, d’intégration de l’IoT dans les infrastructures urbaines, de logistique urbaine durable et modèles de financement hybrides adaptés aux réalités locales.
Ce sont des projets conçus pour fonctionner à Dakar, Casablanca, Abidjan ou Kigali et non des copies importées de modèles européens ou asiatiques.
L’un des points les plus structurants du programme est la manière dont Africartech conçoit la rencontre entre acteurs. Start-up, institutions publiques, grands groupes, investisseurs et hubs technologiques sont réunis dans une logique d’architecture de collaboration.
Les formats proposés, panels ciblés, sessions B2B, présentations de cas réels et échanges institutionnels sont initiés pour réduire le temps entre l’idée et l’accord, entre l’innovation et son déploiement. C’est précisément là que l’événement se distingue par le fait qu’Africartech est un lieu de convergence stratégique.
Parallèlement, Africartech assume un discours lucide qui veut dire que l’Afrique ne rattrapera pas son retard technologique en imitant, mais en inventant ses propres trajectoires d’innovation, adaptées à ses contraintes et à ses forces. Le programme met ainsi en avant la montée en compétence locale, la valorisation des talents africains et la nécessité de chaînes industrielles régionales solides.
Cette vision donne à l’événement une crédibilité particulière auprès des décideurs du moment que l’Africartech parle le langage de l’impact réel, de l’investissement utile et de la transformation durable.
En somme, Africartech n’a pas besoin de convaincre que l’Afrique innove car le programme démontre qu’elle le fait déjà. mais de créer les conditions pour que cette innovation change d’échelle, traverse les frontières et structure des économies entières.





