À Bab Atlas, en lisière de la ville rouge, le Madina Club célèbre ses vingt ans avec une constance presque atypique dans le paysage touristique marocain, d’un modèle hôtelier assumé, adapté et, surtout, reproductible à grande échelle pour le tourisme de famille et de loisirs. Un modèle forgé depuis 2006 dans le segment qui a fait ses preuves, le club all inclusive familial.
Dès son lancement, le Madina Club a fait un pari que peu d’opérateurs locaux osaient alors assumer pleinement, celui de s’adosser à un acteur européen pour sécuriser ses flux. Le partenariat avec Marmara, marque du groupe TUI Group, n’est pas un détail. Il a structuré le modèle économique du club en garantissant un taux d’occupation régulier, en particulier sur le marché français, historiquement stratégique pour Marrakech.
Résultat : une clientèle majoritairement française, mais aussi britannique et marocaine, qui façonne une atmosphère hybride, loin des enclaves touristiques homogènes. Ici, les interactions ne sont pas accessoires, elles participent directement à la valeur perçue du séjour.
Le Madina Club s’impose par la cohérence de son dispositif. Sur 17 hectares, l’espace est conçu en territoire fluide, capable d’absorber jusqu’à 1 280 clients sans jamais donner une impression de saturation.
Quelques chiffres:
-430 chambres réparties pour éviter les concentrations massives.
-7 piscines permettant de segmenter les usages (familles, adultes, animation, calme).
-un aquapark intégré, véritable pivot d’attractivité pour les séjours familiaux longs.
-des infrastructures sportives ciblées (padel, tennis, mini-foot) qui répondent à une demande en forte croissance.
-un Kids Club bien équipé.
Ce qui distingue réellement le club est certainement articulation de ses équipements. Chaque espace répond à une typologie de client, à un moment de la journée, à une intensité d’usage. Une logique quasi-urbaine, appliquée à l’hôtellerie de loisirs.
En vingt ans, plus d’un million de clients ont séjourné au Madina Club. Le chiffre pourrait sembler promotionnel. Il est en réalité révélateur du phénomène plus profond de la capacité du lieu à générer de la récurrence.
Dans un secteur où l’acquisition client coûte de plus en plus cher, la fidélité devient un actif stratégique. Et ici, elle repose moins sur le luxe que sur la prévisibilité maîtrisée, savoir ce que l’on va trouver, retrouver des repères, parfois même des équipes.
Car l’un des points faibles de l’hôtellerie all inclusive reste le capital humain. Le Madina Club, lui, en a fait un axe prioritaire de sa performance. Qui plus est, le club a progressivement intégré une dimension essentielle : la formation continue.
Encadré par Valeria Hotels & Resorts, l’établissement structure plutôt des parcours. Réception, animation, restauration : autant de métiers où l’expérience accumulée devient un avantage concurrentiel tangible.
Dans une destination aussi saturée que Marrakech, maintenir un positionnement solide relève du défi permanent. Le Madina Club a consolidé son territoire, celui d’un 4 étoiles all inclusive Premium, efficace, accessible, mais exigeant dans son fonctionnement.
Un positionnement qui répond, en creux, à une évolution du marché : le retour à des expériences meilleures. Le client ne vient pas ici pour être impressionné. Il vient pour vivre des vacances qui tiennent leurs engagements.
Les vingt ans du Madina Club traduisent la solidité d’un modèle dans un environnement volatil, soumis aux crises sanitaires, aux fluctuations des marchés émetteurs et à la pression concurrentielle.
Continuer, aujourd’hui, à remplir, à fidéliser, à recruter et à former, tout en maintenant une expérience cohérente, provient moins du hasard que d’une discipline opérationnelle rarement mise en avant dans les discours promotionnels.
Un engagement modeste en apparence. Mais dans l’industrie touristique contemporaine, c’est peut-être le plus difficile à tenir.





