16 juin 2024

A la chasse du sanglier sauvage…

Samedi 27 mai, grand départ matinal, sous averse, depuis le Widiane Hôtel en convoi de sept 4×4 pour une ascension en montagne à la chasse du sanglier. Quoique le temps n’était pas favorable car il faisait frisquet, le rendez-vous du sanglier n’est pas à manquer pour ces chasseurs conduits par Youness Laraki, lui-même chasseur et l’expert canadien José Boily et son sympathique équipe, un quatuor digne de confiance, puisqu’ils sillonnent le monde entier à la recherche de gibier et, partant, font la promotion des destinations à travers leur boîte Québec à Vol d’Oiseau dont les émissions sont mondialement suivies, même sur Amazon Prime.
L’objectif du Président du CRT Béni-Mellal Khénifra est justement de promouvoir le tourisme cynégétique dans la région, en faisant appel à Boilier, une référence mondiale dans le domaine de la chasse durable. On ne pouvait faire mieux. De plus, Laraki et Boilier n’en sont pas à leur premier rendez-vous, que ce soit au Maroc ou au Canada pour le partage de leur sport favori et, pourquoi pas, développer le tourisme de chasse dans cette magnifique partie de l’Atlas qui compte pas moins de 271 amodiations de chasse délivrées avec la perspective d’étendre les terrains de chasse de quelques 40 hectares environ par l’administration compétente. Et à raison, la demande internationale croissante pour le tourisme de chasse dans la région a porté les associations professionnelles spécialisées, comme Chapetour, à adopter la chasse responsable pour, d’un côté, respecter les périodes de reproduction du gibier ainsi que la préservation des géniteurs et, d’un autre côté, favoriser l’emploi local (petit-déjeuner chez l’habitant, rabatteurs, transport touristique, loueurs de mulets, etc). En même temps, drainer une clientèle de séjour dans les hôtels, particulièrement les anglais, les américains et d’autres…

Armés de leurs fusils de chasse tel de braves soldats rassemblés sur un vaste plateau vallonné (14 4×4), en quête de gibier dont les montagnes de Bin El Ouidane foisonnent, la petite armée de chasseurs qui comptait des femmes, prit en file indienne un sentier étroit et boueux menant à la réserve de sanglier sauvage dans une ambiance détendue mais alerte.

Plus de deux heures s’étaient écoulées dans le calme plat avant de repérer quelques sangliers. Il faut reconnaître que ce n’était pas la saison et l’horaire y était aussi pour quelque chose. En effet, il est très rare d’espérer épingler un sanglier sauvage après le lever de soleil. Cela rendait le boulot des rabatteurs très délicats. N’empêche c’était plus une partie de plaisir et d’initiation que de chasse pure et dure. Résultat : un sanglier femelle était le seul trophée de chasse.

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