Airports of Morocco accomplit une prouesse dans la transformation numérique des aéroports marocains en généralisant l’utilisation de la carte d’embarquement entièrement dématérialisée. Désormais, les passagers peuvent accéder aux différentes étapes de leur parcours aéroportuaire directement depuis leur smartphone, sans avoir à présenter une version imprimée de leur carte d’embarquement.
Réservation, enregistrement, suivi des vols et formalités diverses sont déjà largement digitalisés. Avec l’introduction du dispositif « Pax Check », Airports of Morocco cherche à prolonger cette logique jusqu’aux infrastructures aéroportuaires elles-mêmes en réduisant les ruptures entre les services numériques des compagnies aériennes et les contrôles effectués sur le terrain.
Concrètement, après leur enregistrement en ligne, les passagers reçoivent une carte d’embarquement sous forme de QR code sécurisé. Les vérifications documentaires sont réalisées en amont par les compagnies aériennes conformément aux exigences réglementaires, permettant ensuite un passage plus fluide aux différents points de contrôle et aux sas automatisés sans recours systématique au papier.
Confort d’usage, cette dématérialisation répond à des enjeux opérationnels plus larges. La réduction des manipulations de documents contribue à fluidifier les déplacements dans les terminaux, à limiter les files d’attente et à améliorer la capacité de traitement des flux de passagers.
L’initiative reste toutefois encadrée par des exigences strictes de sûreté et de sécurité. Airports of Morocco précise que le dispositif est déployé dans le respect des référentiels nationaux et internationaux et qu’il sera progressivement étendu aux compagnies aériennes répondant aux prérequis techniques, opérationnels et réglementaires nécessaires.
Sans doute, la généralisation de la carte d’embarquement mobile constitue ainsi la première étape d’un parcours aéroportuaire de plus en plus numérique, qui traduit la volonté des aéroports marocains d’adapter leurs infrastructures aux nouveaux comportements des voyageurs tout en préparant l’augmentation future des flux aériens.
Par ailleurs, la nomination d’El Arbi Es-Sobaihi à la direction de l’aéroport Mohammed V de Casablanca est une décision qui va certainement de pair avec la mise en œuvre de la stratégie « Aéroports 2030 » opérée par l’Office National des Aéroports.
Avec plus de vingt années d’expérience dans l’exploitation aéroportuaire, le nouveau directeur connaît de l’intérieur les contraintes opérationnelles du plus grand aéroport marocain. Son parcours l’a conduit de la gestion des opérations terminales à la coordination stratégique des différents départements de Mohammed V, en passant par la supervision de projets structurants tels que la mise en service du Terminal 1.
N’empêche qu’il aura à faire face à un ensemble de défis qui attendent l’aéroport. La croissance du trafic aérien y impose désormais des gains rapides en matière de ponctualité, de fluidité des parcours passagers, de qualité de service, de coordination opérationnelle et de sécurité. Ces indicateurs constituent aujourd’hui les principaux critères d’évaluation des grands hubs internationaux et conditionnent directement leur compétitivité.
L’équation est d’autant plus complexe que les investissements engagés par l’ONDA sont appelés à répondre à une demande en forte progression, tout en préparant notre pays aux échéances internationales majeures, notamment la Coupe du monde 2030.
Cette nomination recèle enfin une évolution notable de la gouvernance aéroportuaire marocaine. Plutôt que de privilégier un profil extérieur, l’ONDA fait le choix d’un responsable issu de l’exploitation, connaissant les réalités du terrain et les contraintes quotidiennes d’une plateforme complexe. Un signal qui traduit la volonté d’Adel El Fakir de faire de l’expertise opérationnelle un pivot principal de la transformation des aéroports marocains.
De ce point de vue, l’arrivée d’El Arbi Es-Sobaihi constitue ainsi un faire-valoir de plus de la stratégie « Aéroports 2030 ».





