La durabilité sous audit Chez Kenzi Hotels Group

Le groupe Kenzi Hotels Group persévère dans sa stratégie environnementale avec l’obtention de la certification Travelife pour trois établissements supplémentaires : le Kenzi Menara Palace, le Kenzi Club Agdal Medina et le Kenzi Azghor. Process: audit indépendant, critères environnementaux, impact social, respect des droits humains.

Le label Travelife, largement utilisé en Europe par les tour-opérateurs, impose un référentiel bien cadré : gestion de l’eau, réduction des déchets, conditions de travail, ancrage local. Contrairement à certaines certifications plus opaques, il repose sur un audit externe et un suivi régulier.

Dans notre pays, soumis à un stress hydrique chronique, cette nuance est loin d’être secondaire. À Marrakech notamment, où se concentrent deux des trois hôtels certifiés, la consommation d’eau des complexes hôteliers reste un sujet sensible, rarement documenté de manière transparente.

Les deux établissements marrakchis du groupe s’inscrivent dans un territoire sous pression. La destination connaît une consommation croissante de ses ressources naturelles, exacerbée par l’essor touristique et les infrastructures gourmandes en eau, tels les golfs, les piscines, les espaces verts…

Dans ce contexte, obtenir une certification environnementale pose une question simple : quelle est la réduction réelle de l’empreinte écologique ?

Le cas du Kenzi Azghor mérite une lecture différente. Situé dans une région où les contraintes environnementales sont impactantes, l’intégration de pratiques durables y est moins cosmétique et souvent plus contrainte.

La question se pose au niveau de la capacité à maintenir une activité touristique dans un écosystème fragile sans en accélérer la dégradation. Sur ce point, l’enjeu dépasse largement Kenzi et interroge l’ensemble du modèle touristique saharien.

Avec 6 établissements certifiés sur 10, et 4 en cours, le groupe affiche son ambition assumée de généraliser les standards de durabilité à l’ensemble de son portefeuille. C’est, objectivement, au-dessus de la moyenne du secteur hôtelier marocain, encore très fragmenté et inégal en matière de transition écologique.

Il serait excessif de balayer ces certifications d’un revers de main. Elles traduisent un effort réel d’alignement sur des standards internationaux et une structuration progressive des pratiques internes. À ce stade, il s’agit davantage d’un cadrage méthodologique.

Une bonne nouvelle ? Oui si on la lit comme un signal de structuration.

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