La 2ème édition de Ledda Academy impulse l’insertion des femmes dans les métiers de bouche

Décidément, la pâtisserie marocaine devient aussi un outil d’insertion économique et de professionnalisation des jeunes talents…

Avec la clôture de sa deuxième édition, Ledda Academy, faire des métiers de bouche de véritables outils d’autonomisation économique, d’inclusion sociale et d’employabilité durable est imminemment très souhaitable et profitable.

Initié par Lesieur Cristal, le programme poursuit son développement après une première édition qui avait réuni exclusivement des femmes dans plusieurs villes du Royaume. Pour cette édition 2026, l’initiative a élargi son accès à tous les profils passionnés par la pâtisserie et la création culinaire, indépendamment du genre ou du parcours social.

Pour cette deuxième édition, Ledda Academy a accompagné 150 participantes et participants répartis entre Fès, Marrakech, Casablanca, Rabat et Tanger. Le centre de Tanger traduit particulièrement cette nouvelle dynamique inclusive avec 11 hommes intégrés dans une promotion de 25 bénéficiaires. Le programme a également accueilli des personnes ayant des besoins spécifiques, dans une logique d’accessibilité rarement mise en avant dans les formations courtes liées aux métiers de bouche.

Pendant quatre mois, les participants ont suivi un parcours mêlant apprentissage technique, ateliers pratiques et initiation aux nouveaux outils de visibilité numérique. En plus des techniques de pâtisserie, la formation a intégré des modules liés au marketing digital, à la gestion des réseaux sociaux, au food styling et à la création de contenu culinaire.

Il faut savoir qu’aujourd’hui, une partie importante des nouvelles activités culinaires indépendantes se construit autant sur Instagram, TikTok ou Facebook que dans les laboratoires de production traditionnels. Les organisateurs l’ont clairement intégré. Les jeunes porteurs de projets doivent aussi savoir présenter leurs créations, construire une identité visuelle, raconter une histoire produit et développer une communauté digitale.

Autre élément structurant de cette édition est le maillage territorial mis en place à travers plusieurs centres de formation et structures d’accompagnement locales. Les ateliers ont été organisés avec le Centre social Dhar El Mehraz à Fez, Askijour et l’Espace multifonctionnel pour la femme à Marrakech, le Centre Al Azharia à Casablanca, le Centre Ouled Mtaa à Rabat ainsi que le Complexe d’intégration sociale Boukhalef à Tanger.

Selon les retours collectés auprès des bénéficiaires de la première édition, plusieurs participantes ont poursuivi leur formation, intégré des structures professionnelles ou commencé à envisager la création de leur propre activité artisanale ou entrepreneuriale. La pâtisserie artisanale devient progressivement un secteur d’auto-emploi crédible pour une partie de la jeunesse marocaine, notamment dans les villes où les opportunités professionnelles formelles demeurent limitées.

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