4 mars 2024

Virée à Bin El Ouidane : perdrix au rendez-vous, carpes en silence

Mais le sanglier peut toujours attendre des chasses plus fructueuses. S’il s’est terré la matinée pour échapper à nos champions de la gâchette, amis de Youness Laraqui ramenés d’un peu partout à travers le monde, la perdrix ( dérogation spéciale) a fait plutôt la joie des fusils l’après-midi après un succulent déjeuner dans un gîte voisin pour chasseur, question de reprendre des forces.
Ce qui s’est révélé payant : plus d’une centaine de perdrix ont été descendus du ciel en l’espace de deux heures environ.
La palme d’or revenait à la suédoise Desiree Lantz, une sacrée bonne chasseuse professionnelle qui tire plus vite que son ombre. Organisatrice de voyages de chasse, elle déclare fièrement qu’elle a commencé l’université d’élevage de gibier à 15 ans, « avec l’aimable soutien de mon oncle, étudiant pour mon permis de chasse afin de pouvoir marcher sur les traces de mon père. J’ai acheté mon premier fusil de chasse et mon premier chien de chasse, un Münsterländer têtu. Deux fois par semaine à l’université, nous avions prévu des chasses et autant de contrôle des prédateurs que nous le voulions avant et après les cours. L’école comptait 800 hectares de terres et j’ai tiré sur le roebuck, le sanglier, le dam, l’orignal et le petit gibier, et j’ai fait des chasses avec mon oncle tous les week-ends. Le tir et la chasse sont devenus ma vie et je voulais en savoir plus et devenir un meilleur gardien de tir et de chiens. À l’université, j’ai obtenu une place au conseil d’administration de la propre association de chasse de l’université ». Et d’ajouter qu’après l’université, « j’ai obtenu mon diplôme de chasseur professionnel en Suède et en Afrique du Sud. On n’a jamais l’impression de travailler. J’ai géré la chasse sur un domaine dans le sud de la Suède, où j’ai mis des canards et des faisans. Mais j’adore voyager et le garde de jeu à temps plein n’est pas pour moi. Je travaille maintenant pour le portail de voyage de chasse Cocagne et, pendant la saison, je passe du temps en France, aidant principalement avec les chasses à la conduite. Certains clients viennent en Suède pour le roebuck et je peux continuer à organiser des voyages de chasse en Suède ».

En fin de journée, nous avions rendez-vous avec Lac Bin El Ouidane pour vivre une expérience inoubliable de pêche écologique avec Emmanuel et Florian, les deux acolytes qui nous en ont mis plein les yeux, en pêche d’imposantes carpes dont les lieux ont d’ailleurs la réputation. Munis de leur attirail de cannes à pêche, de différents appâts appropriés pour brochets, black-bass et carpes, leur passion pour la chasse professionnelle n’ont d’égal que leur sympathie sincère et leur attachement véritable au lac où la pêche est gérée par la société Morocco Carp, gérée par Hamid Ouallam, fils du bled propriétaire de l’hôtel Lac Bin El Ouidane.

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