13 avril 2024

Plan Biladi: peut mieux faire selon la Cour des comptes 

Dans son dernier rapport annuel, la Cour des comptes a mis en lumière les déséquilibres persistants dans le secteur touristique national, en particulier l’échec du plan Biladi lancé en 2007 dans le cadre de la Vision 2020. Malgré des allocations financières substantielles de l’État, seuls trois des huit projets prévus ont été achevés, représentant seulement 39 % des objectifs fixés en termes de capacité d’accueil.

La lenteur d’exécution a été pointée du doigt comme un facteur majeur contribuant à cet échec, suscitant des critiques du secteur privé. Alors que le Plan Biladi était initialement salué comme une stratégie prometteuse, les retards de construction ont entravé sa mise en œuvre, laissant le secteur avec un bilan mitigé seize ans après son lancement.

Le rapport met en évidence la saisonnalité des structures existantes, opérationnelles seulement deux mois par an, posant des défis à leur rentabilité et entravant le développement de nouvelles stations. Malgré des contraintes liées à la liquidation des biens immobiliers, aux permis et à l’environnement, le suivi insuffisant des obligations contractuelles met en danger l’objectif de rendre l’offre touristique accessible aux nationaux à des prix raisonnables.

En outre, le rapport souligne une croissance insuffisante des résidences immobilières destinées au développement touristique, attribuée en partie aux conditions dissuasives du contrat de neuf ans. Les chèques touristiques, approuvés en 2020 mais toujours non mis en œuvre, rencontrent des obstacles liés à la préparation de la base de bénéficiaires et à la procédure de prestations.

La Cour des comptes s’inquiète de l’impact financier sur les ménages modestes, soulignant la hausse significative des prix en été en raison de la saisonnalité et du nombre limité de sites. Elle préconise l’introduction de chèques-vacances annuels comme une solution pour résoudre ce problème d’accessibilité financière, surtout dans le contexte actuel de forte inflation.

Comment faire alors ? Le rapport met en évidence la nécessité d’une refonte stratégique du tourisme intérieur, proposant la création d’une direction centrale dédiée au leadership stratégique et à la coordination. Il souligne également l’importance de résoudre les retards d’exécution, de stimuler la croissance des résidences touristiques et de mettre en œuvre efficacement les incitations légales, tels que les chèques-vacances, pour dynamiser un secteur vital pour l’économie nationale.

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